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mercredi 11 janvier 2012

Le fantasme sexuel chez la femme


How to Get Your Wife to Have Sex With You
Le fantasme sexuel chez la femme. Voilà le sujet tabou qu’aborde la sexologue Logan Levkoff dans son dernier livre « How to Get Your Wife to Have Sex With You ».

Occupant pourtant une place très importante dans notre sexualité, les fantasmes sont un domaine très peu abordé, le plus souvent par peur de le partager.

Celle-là est justifiée par la peur du jugement.

En effet, récemment invitée dans l’émission « Today Show », la doctoresse a pu constater qu’un jugement, aussi innocent soit-il, a souvent lieu lorsqu’une personne révèle ses fantasmes les plus intimes, et notamment les femmes.

Alors que Logan Levkoff partageait les nombreux témoignages qu’elle avait pu enregistrer pour son ouvrage, les deux présentatrices lui ont demandé sur le ton de la plaisanterie: « est-ce que ces femmes sont des traînées? ».

Et cela est très révélateur des préjugés que la société peut encore avoir vis-à-vis des femmes à l’aise avec leur vie sexuelle et leurs envies.

Bien sûr qu’une femme ayant des fantasmes n’est pas une « traînée », sinon toutes les femmes le seraient puisqu’il est normal d’avoir des fantasmes. Et c’est leur cerveau qui leur permet d’explorer ce qu’elles ne pourraient pas faire en vrai, explique-t-elle au Huffington Post. Il est « l’un de nos organes sexuels les plus puissants ».

Et même si l’on est avec une personne depuis longtemps, que l’on pense tout connaître d’elle, c’est en réalité impossible, car nos fantasmes évoluent en même temps que nous.

Mais la sexologue tente avec son livre de remédier au côté tabou des fantasmes, en ouvrant le sujet et en partageant le top 9 des fantasmes récurrents des femmes, que People Inside vous propose de découvrir:

1. Coucher avec une célébrité
2. Coucher avec une femme
3. Coucher avec le serveur du Starbucks que l’on croise tous les jours
4. Un plan à trois avec Angelina Jolie et George Clooney
5. Coucher avec un inconnu
6. Être dominée
7. Dominer l’autre
8. Faire l’amour dans un endroit public
9. Du sexe à plusieurs

jeudi 17 novembre 2011

Pourquoi les images porno nous excitent-elles ? Par Jocelyne Robert Sexologue-Écrivaine

Tour à tour diabolisée comme source de tous les maux sexuels, ou encensée en tant que nouvelle culture (la fameuse "culture porn"), la pornographie reste, quoi qu'on en pense, d'une imparable efficacité. Jocelyne Robert, sexologue et écrivaine, décrypte les mécanismes de ce plaisir sur commande.
L’efficacité de la pornographie réside dans ces morceaux de chair lustrée, ces seins arrogants, ces mamelons effrontés, ces queues impertinentes, ces chattes brillantinées, ces pompes, culs, pistons et orifices bref, toute cette tumescence et détumescence, toute cette concavité et convexité qui déclenchent instantanément une décharge d’adrénaline. L’ennui, puis l’écoeurement et l’abrutissement suivent.

La pornographie est efficace parce qu’elle est rassurante.

En renvoyant à l'aiguillage bien minuté, à la maîtrise, au déroulement prévu et prévisible, elle ne menace pas de faire défaillir, basculer ou perdre pied. Côté porno, c’est le versant choquant, mais connu et réglé de la sexualité-génitalité : de l’amphétamine, combinée à un puissant barbiturique ! C'est l'utilisation bien rodée que l’on fait de son vibromasseur ou de son masturbateur de voyage de son amant ou de sa maîtresse…

En montrant des mâles et des femelles insatiables de cul, sans autre intérêt que, pour la femme, d’offrir ses orifices et pour l’homme de les remplir, elle suit une trajectoire simple et primaire qui distrait de la complexité existentielle. Elle peut satisfaire l’obsession de pouvoir et de contrôle masculins qui se sont édulcorés dans le réel. Son déploiement simpliste détend et abêtit.

Elle est sans surprise et répétitive. Aucune place pour l’inattendu, l’étonnement, la dérive ou la défaillance. Non plus pour les transports émotifs ou pour les grands bouleversements qui feraient chavirer. C'est le versant pépère de l'érotisme.

Bien sûr, on se projette dans ces suaves nymphettes aux seins polissons, au sexe baveux, vêtues de jupettes à ras le clito, dans ces étalons aux érections hippopotamesques, véritables engins dispensateurs d’orgasmes…

La pornographie est efficace parce qu’elle est expéditive

Elle propose d’accéder au soulagement dans le moment même, à l’endroit même où l’envie a surgi. L’heure n’est-elle pas à la performance, à l'efficacité, au "vite qu'on en finisse" ? Sprinteuse de l’aboutissement, la saynète pornographique fait de l'orgasme une secousse rapide et bénie. Ce qui rogne du temps n'est pas à la mode. Séduire, désirer, vaciller prennent trop de temps. Du temps qu’on n’a pas. On en a rien à cirer de jouir et de s’amuser par le chemin le plus long et le plus enlevant, le plus indirect et le moins fréquenté.

Ainsi, la pornographie est à l’image du jouet génital qui fait grimper à la vitesse de l’éclair la charge sexuelle puis la fait s'écrouler brusquement. La jouissance ressentie soulage momentanément. Elle rassérène rarement. C’est pour cela qu’on y revient, qu’elle peut créer la dépendance, qu’elle énerve autant qu’elle excite.

Cela dit, me font sourire les levers de boucliers qui la taxent d’animalité. En découpant l’être humain comme un gros saucisson, en rondelles viandeuses, la pornographie est certes limitative et mécanicienne mais elle est une construction spécifiquement humaine.

Enfin, convenons-en, la pornographie excite aussi des femmes. Ce qu’il faut comprendre une fois pour toutes, c’est que l’exacerbation génitale révèle peu de chose de l’intensité, de la profondeur et de la motivation du désir. De nombreuses recherches cliniques ont montré que vagins et vulves mouillent et se congestionnent à la vue d’images pornographiques que les femmes qualifieront ensuite de ridicules et franchement pas excitantes.

Mentent-elles? Non. Les femmes comme les hommes peuvent être mécaniquement stimulées par la banalité et la stupidité, cette réaction ne signifiant nullement qu’elles jugent le propos globalement alléchant, émouvant ou transcendant.

Pour déprimer tout en s’excitant, rien de mieux qu’un porno ! C’est un infaillible éteignoir. Voilà bien son paradoxe: déprimer en excitant efficacement.

Et puis tiens, en guise de conclusion, je cède à la facilité et vous concocte, sans façon, un petit porno "traditionnel" :

"Dans un laboratoire de recherche glacial et aseptisé, une scientifique à lunettes et à chignon, toute de blanc vêtue  observe des petits rats... À chacun des ses mouvements, son sarrau immaculé s’ouvre sur deux montgolfières de silicone, bien bronzées, qui ne sont pas près de s’envoler.

De toute évidence, la docte chercheuse a d’autres chats à fouetter que de recoudre les boutons manquants à sa blouse de travail !  Autour d’elle,  trois austères collègues s’affairent :  ils observent et annotent les comportements des bestioles qui, naturellement, ne cessent de faire "tac-tac."

Visiblement émoustillée par ces scènes d’accouplements compulsifs, la zoophile lèche et pourlèche ses méga babines à jamais entrouvertes, prêtes à accueillir…  À chaque petit coup de rein d’un petit rat, elle bave et se tortille au milieu de ses imperturbables confrères.

Mon Dieu ! Mettra-t-elle une souris dans sa culotte ! Mais non, son string est trop étroit (Mais sait-on jamais ce que la pornographie peut faire faire aux femmes). La voilà prise d’une véritable rage de renifler la baguette du plus stoïque de ses collègues. Comme une hystérique précocement sevrée, la furibonde se jette sur l’entrejambe soumise et satisfait illico sa rage névrotique de sucer la bite inconnue…  Les envieux comparses assistent activement au spectacle :  ils se branlent vigoureusement d’une main puis fouillent et envahissent tous les orifices féminins.

Ensuite, à l’unisson, le trio viril se retire de partout pour se regarder, que dis-je, pour se contempler arroser qui, dans l’oreille, qui dans le chignon, qui dans les lunettes de la juvénile savante. Enfin ! Voilà des hommes qui s’y connaissent en orgasme simultané ! Ainsi signée, paraphée, ointe,  l’érudite pousse un éblouissant cri primal orgasmique. Une jouissance si convaincante qu’on est persuadé que les muqueuses orales de cette fille sont une tapisserie de clitoris…"

©
Jocelyne ROBERT
http://jocelynerobert.com

lundi 14 novembre 2011

Sexualité chez les jeunes : encore tabou ?

Sexualité chez les jeunes : encore tabou ?
Plus de 30 000 jeunes femmes entre 15 et 18 ans ont recours à l’interruption volontaire de grossesse tous les ans en France ! C’est le chiffre annoncé par l’INPES dans son dernier baromètre santé. Alors parler de sexualité chez les jeunes est-il encore tabou ?

Face à ce constat alarmant les autorités veulent attirer notre attention sur le fait que beaucoup de jeunes ont, à l’heure actuelle, des rapports sexuels sans utiliser de contraception ou utilisent mal les méthodes existantes. Il semblerait que beaucoup d’entre eux n’osent pas s’informer sur le sujet. Jeannette Bougrab, la secrétaire d'Etat à la jeunesse, a commandé un rapport au gynécologue Israël Nisand sur la contraception et l'avortement des jeunes filles. Dans son rapport, qui sera rendu public dans son intégralité fin novembre, le gynécologue propose parmi d’autres mesures :

    Une meilleure approche de l’apprentissage à la sexualité dans les établissements scolaires. Il faudrait informer les jeunes mieux et plus tôt

    La mise à disposition gratuite de la contraception pour les jeunes

    La diversification des moyens de contraception prescrits aux jeunes



En effet, une expérience menée en Alsace semble montrer que le nombre de grossesses non désirées chez des mineures aurait tendance à baisser grâce au dispositif suivant : les généralistes reçoivent les jeunes gratuitement et se font rembourser la consultation par la sécurité sociale.

Cette méthode semble avoir fait ses preuves et pourrait être généralisée à peu de frais. Elle donne la possibilité aux jeunes et particulièrement aux jeunes femmes de s’informer sur les différentes méthodes de contraception : pilule, implant, DIU, etc. Les médecins peuvent ainsi apporter une réponse à toutes les questions que les jeunes se posent sur leur sexualité et sur les différentes manières de se protéger : Quelle pilule choisir ? Existe-t-il d’autres moyens de contraception que la pilule ? Si je prends la pilule est-ce que je dois aussi utiliser un préservatif ? En cas d’oubli de ma pilule contraceptive, que dois-je faire ?

Et puisque la prévention passe par l’éducation, espérons voir prochainement appliquée, dans tous les établissements scolaires, la loi de 2001 rendant obligatoire l’éducation à la sexualité…

Pour s’informer sur la contraception et les dispositifs mis en place pour les jeunes, rendez-vous sur www.mapremierepilule.com

mercredi 4 mai 2011

L’éjaculation féminine




L'éjaculation féminine a été décrite par Ernst Gräfenberg dès 1950. Mais ce phénomène était déjà mentionné dans des manuscrits indiens du XI  siècle.
Selon Voltaire, dans L'Homme aux quarante écus, le jésuite Tomás Sánchez croyait « que les deux véhicules fluides de l’homme et de la femme s’élancent et s’unissent ensemble, et que dans le moment l’enfant est conçu par cette union », partageant en cela l’opinion d’Hippocrate. Il souleva ainsi une question théologique qui peut se résumer, en latin, à : Utrum virgo Maria semen emiserit in copulatione cum Spiritu Sancto (« Est-ce que la Vierge Marie a émis une semence en s'unissant avec l'Esprit Saint ? »).
Voltaire remarque qu’« il y a beaucoup de femmes qui ne répandent aucune liqueur, qui ne reçoivent qu’avec aversion les embrassements de leurs maris, et qui cependant en ont des enfants. Cela seul décide contre Hippocrate et Sanchez. »


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L’éjaculation féminine : le principe
La femme soumise à une éjaculation au même titre qu’un homme ?!  Durant plusieurs années ce phénomène était considéré comme un mythe… L’éjaculation féminine se sent très bien, même lorsque le partenaire porte un préservatif.
Lors d’un rapport sexuel, la femme produit un lubrifiant naturel pour faciliter la pénétration du sexe de l’homme. Il faut distinguer ce liquide, le cyprine, de celui expulsé lors de l’éjaculation féminine, lequel se par une augmentation des sécrétions vaginales. Le liquide de l’éjaculation féminine est produit en quantités supérieures à celui du  liquide lubrifiant produit  par les glandes de Bartholin. Les femmes fontaines ont d’ailleurs la capacité d’éjaculer des flaques entières ! Et de vivre des orgasmes, ainsi que des éjaculations, qui s’enchaîne, dans la mesure ou la stimulation perdure bien entendu.
Le liquide produit par l’éjaculation féminine provient des deux petits orifices à gauche et à droite du méat urinaire. Ce fluide est également différent des autres sécrétions émises près du vagin ou de la vulve, telles les sécrétions lubrifiantes des glandes de Bartholin. Ce liquide est expulsé vers l'extérieur du corps de manière réflexe quand l'excitation est très forte.
Beaucoup de recherches ont été faites à propos de la nature de cet éjaculat pour essayer de prouver que celui-ci n'est pas de l'urine, en mesurant notamment les quantités d'urée, de créatine, de phosphatase acide, d'antigène prostatique spécifique,1 de glucose et de fructose qu'il contient. Cependant, les résultats restent contradictoires.

Gary Schubach par exemple a recruté des femmes éjaculant en grande quantité, puis leur a inséré un cathéter dans l'urètre jusqu'à la vessie. Quand ces femmes ont atteint l'orgasme en se masturbant, dans tous les cas, un grand volume de liquide est sorti par le cathéter, et dans quelques cas un peu de substance nacrée est sortie en dehors du cathéter. La conclusion de cette expérience est que l'éjaculat des femmes fontaines est principalement de l'urine, parfois accompagné d'une faible sécrétion des glandes de Skene.
D'autres études évoquaient le rôle de la « prostate féminine », les glandes de Skene, glandes diffuses situées entre le vagin et l'urètre. Certains spécialistes concédaient à cet éjaculat toutes les caractéristiques du sperme, sauf la présence de spermatozoïdes.

Vivre l’éjaculation en tant que femme
Certaines femmes expérimentant cette éjaculation se sentent gênées, car le liquide libéré mouille les draps et peu laisser des traces…  Cette éjaculation est le fruit du plaisir et en ce sens il n’est nul besoin de la contrôler, ni d’en avoir honte ou de sentir une gêne ! Il est important de laisser le corps réagir aux instants de bonheur ressenti lors du rapport sexuel ! Si besoin, mettre une serviette…
Il peut être nécessaire d’expérimenter de nouvelles positions avec le partenaire, ou encore seule à l’aide de la masturbation ou d’un godemiché pour stimuler le point G. Il ya effectivement des positions qui favorisent la circulation sanguine dans les parties génitales pour produire une excitation supérieure. Cependant, l’éjaculation n’est pas une réponse automatique à cette excitation. L’éjaculation féminine est vraiment l’extase de l’orgasme. Il faut également prendre du recul avec les éjaculations féminines des films x, où l’abondance est parfois soutenue par de l’eau ou de la bière !
L’abondance de l’éjaculation féminine peut varier, selon la production de la prostate de la femme. Toutes les femmes ne connaissent pas un jet ou une explosion de liquide quand elles éjaculent. Une bonne stimulation du point G est requise.

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